Nous, fils d'une putain à moitié morte ne sachant que regarder derrière elle dans l'espoir d'une renaissance.
Nous, gisants sur le sol humide de notre patrie inondé par les larmes de nos ancêtres.
Nous, jeunes inconstants égarés vivant les jours comme une immense peine.
Nous tous, créateurs d'un ersatz artistique, la douleur et la souffrance, les poignets vermeils et les yeux embués, perdus dans l'immensité de notre monde et dans l'incompréhensible ½uvre que nos aïeux nous ont léguée.
Nous, enfants de la génération dépressive arborant ses couleurs sombres comme une étoffe unique s'usant peu à peu par les frottements, les retroussements et les coups, les visages affligés de rougeurs, les cornets fendus et suintants, notre respiration irrégulière, nos v½ux condamnables puis nos gestes lourds.
Nous, instance juvénile, peut-être serons-nous le jour ou la nuit, la fierté ou l'ennui, le bonheur ou la haine de nos pères, pour avoir fait revivre les arts que la génération qui nous précède avait assassinés sans grande affliction. Peut-être serons-nous artistes, peut-être serons-nous histrions, peut-être retrouverons-nous l'âme qui fît de notre monde celui des autres, peut-être écrirons-nous à nouveau les mots tels que nos précurseurs les ont pensés.
Nous, gisants sur le sol humide de notre patrie inondé par les larmes de nos ancêtres.
Nous, jeunes inconstants égarés vivant les jours comme une immense peine.
Nous tous, créateurs d'un ersatz artistique, la douleur et la souffrance, les poignets vermeils et les yeux embués, perdus dans l'immensité de notre monde et dans l'incompréhensible ½uvre que nos aïeux nous ont léguée.
Nous, enfants de la génération dépressive arborant ses couleurs sombres comme une étoffe unique s'usant peu à peu par les frottements, les retroussements et les coups, les visages affligés de rougeurs, les cornets fendus et suintants, notre respiration irrégulière, nos v½ux condamnables puis nos gestes lourds.
Nous, instance juvénile, peut-être serons-nous le jour ou la nuit, la fierté ou l'ennui, le bonheur ou la haine de nos pères, pour avoir fait revivre les arts que la génération qui nous précède avait assassinés sans grande affliction. Peut-être serons-nous artistes, peut-être serons-nous histrions, peut-être retrouverons-nous l'âme qui fît de notre monde celui des autres, peut-être écrirons-nous à nouveau les mots tels que nos précurseurs les ont pensés.
` Iph.






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